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Salarié Senior Examinant Des Documents à Son Bureau Et Réfléchissant Au Cumul Emploi-retraite

Cumul emploi-retraite 2026-2027 : règles, décrets et seuil de 7 000 €

🗓️ Mise à jour du 4 novembre 2026 : les décrets d’application sont parus
⚠️ Deux décrets du 2 novembre 2026 ont été publiés au Journal officiel : le décret n° 2026-1016 et le décret n° 2026-1017. Ils appliquent l’article 102 de la LFSS 2026 et fixent les règles du nouveau cumul emploi-retraite. Ces règles concernent les assurés dont la première pension de base prend effet à compter du 1er janvier 2027.
Ce qu’il faut retenir :
– Le seuil de revenus entre l’âge légal et 67 ans est fixé à 7 000 € bruts par année civile pour 2027. Il sera revalorisé chaque 1er janvier comme le PASS.
– Au-delà de ce seuil, la pension est réduite de la moitié du dépassement. Avant l’âge légal, elle est réduite dès le premier euro.
– La réduction est calculée sur l’année civile, puis retenue sur les 12 mois suivants. La retenue mensuelle ne peut pas dépasser un tiers de la pension.
– La réduction s’applique d’abord aux pensions de base, puis aux complémentaires (Agirc-Arrco comprise).
– La Cnav calcule la réduction pour tous les régimes, à l’ exceptions du SRE pour les fonctionnaires de l’État
Les indépendants doivent déclarer leur reprise d’activité dans le mois, faute de quoi leurs pensions sont suspendues.
Une pension qui prend effet au plus tard le 1er décembre 2026 reste soumise aux règles actuelles.

Le cumul emploi-retraite s’est imposé comme l’un des principaux leviers de fin de carrière : il permet de percevoir sa pension tout en exerçant une activité rémunérée, pour compléter ses revenus, rester actif ou concrétiser un nouveau projet. Depuis la réforme de 2023, le dispositif va même plus loin en ouvrant, sous conditions, l’acquisition d’une seconde pension.
Mais qui peut en bénéficier en 2026 ? Quels plafonds de revenus s’appliquent selon votre statut – salarié, indépendant ou profession libérale ? Comment fonctionne cette seconde pension ? Et surtout, que changent les décrets du 2 novembre 2026, qui fixent les règles applicables aux pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027 ?. Cet article fait le point complet sur les règles en vigueur en 2026, les montants à connaître et la réforme à venir.

Chiffres clés 2026

Paramètre 2026Valeur
Cumul intégralAucun plafond de revenus
Plafond – salarié (cumul plafonné)160 % du SMIC (≈ 2 916,85 €/mois) ou moyenne des 3 derniers salaires, le plus favorable
Plafond – artisan / commerçant50 % du PASS, soit 24 030 €/an
Plafond – profession libérale100 % du PASS, soit 48 060 €/an
Seconde pension (cumul intégral, base)5 % du PASS, soit 2 403 €/an
Délai de carence (dernier employeur)6 mois – supprimé pour les pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027
Seuil 2027 (pensions à compter du 01/01/2027)7 000 € bruts par année civile

Qu’est-ce que le cumul emploi-retraite ?

Le cumul emploi-retraite est un dispositif qui permet à un assuré, après avoir liquidé ses droits à la retraite, de reprendre ou de poursuivre une activité professionnelle tout en percevant ses pensions, de base comme complémentaires. Il s’adresse à toute personne souhaitant rester en activité après son départ : compléter ses revenus, conserver un rythme professionnel ou concrétiser un nouveau projet.

Une fois sa retraite liquidée, l’assuré garde une grande liberté. Il peut notamment :

  • Poursuivre la même activité, y compris chez son dernier employeur (sous conditions de délai) ;
  • Changer d’employeur ou de secteur d’activité ;
  • Se lancer à son compte, comme travailleur indépendant.

Le cumul emploi-retraite constitue ainsi un aménagement de fin de carrière flexible, qui répond à des enjeux aussi bien financiers que personnels.

Qui peut bénéficier du cumul emploi-retraite en 2026 ?

Le dispositif est largement accessible et concerne la grande majorité des assurés, quel que soit leur statut ou leur régime, dès lors qu’ils ont liquidé leurs pensions et respectent les règles propres à leur régime. Principales catégories concernées :

  • Les salariés du secteur privé, affiliés au régime général (Cnav) et à l’Agirc-Arrco
  • Les travailleurs indépendants : artisans, commerçants, auto-entrepreneurs (SSI), en savoir plus
  • Les professions libérales (médecins, avocats, architectes, experts-comptables…), affiliées à la Cipav, la CARMF, la CNBF, etc.
  • Les agriculteurs, relevant de la MSA
  • Les fonctionnaires de l’État, territoriaux ou hospitaliers (SRE, CNRACL)
  • Les dirigeants d’entreprise, assimilés salariés ou non-salariés selon la forme juridique

À noter : chaque régime applique ses propres règles (plafonds, cessation préalable, démarches). Il est essentiel de se référer à la réglementation de son régime avant toute reprise d’activité.

Cumul intégral ou plafonné : quelle différence ?

Le cumul emploi-retraite prend deux formes : le cumul intégral, sans limite de revenus, et le cumul plafonné, soumis à restrictions, selon que certaines conditions sont réunies ou non.

Le cumul emploi-retraite intégral

Le cumul intégral permet de percevoir l’intégralité de ses pensions tout en reprenant une activité, sans aucune limite de revenus. Trois conditions doivent être réunies :

  • Avoir droit à une retraite à taux plein : avoir validé tous ses trimestres, ou avoir atteint l’âge du taux plein automatique (67 ans) ;
  • Avoir atteint l’âge légal de départ (entre 62 et 64 ans selon la génération) ;
  • Avoir liquidé l’ensemble de ses pensions de base et complémentaires, en France comme à l’étranger.

Ces trois conditions réunies, l’assuré peut reprendre une activité chez tout employeur ou à son compte, sans plafond de revenus.

Le cumul emploi-retraite plafonné

Si l’une de ces conditions n’est pas remplie (départ anticipé carrière longue, inaptitude, pension avec décote), le cumul reste possible mais dans un cadre plafonné. Les règles varient selon le statut :

Salarié du régime général

Pour un salarié du régime général, deux paramètres encadrent le cumul plafonné : un plafond de revenus et, le cas échéant, un délai de carence.

  • Plafond : le cumul pensions + revenus d’activité ne doit pas dépasser la moyenne des salaires des 3 derniers mois, ou 160 % du SMIC brut mensuel (≈ 2 916,85 €/mois en 2026), le plus favorable étant retenu.
  • Délai de carence : en cas de reprise chez le dernier employeur, un délai de 6 mois s’applique actuellement. Il sera supprimé au 1er janvier 2027 (LFSS 2026).

Artisan ou commerçant

Pour un artisan ou un commerçant, la règle est plus simple : le cumul des revenus et des pensions est limité à 50 % du PASS, soit 24 030 € en 2026.

Professionnel libéral

Pour un professionnel libéral, le plafond est plus élevé : il est fixé à 100 % du PASS, soit 48 060 € en 2026 (seuil appliqué par la plupart des caisses libérales).

En cas de dépassement, quel que soit le statut, tout ou partie des pensions peuvent être suspendues temporairement, jusqu’à ce que les revenus repassent sous les seuils.

Peut-on acquérir de nouveaux droits ? (la seconde pension) 

Depuis la réforme entrée en vigueur en septembre 2023, le cumul emploi-retraite intégral permet d’acquérir de nouveaux droits et d’obtenir, sous conditions, une seconde pension liée à l’activité exercée après la liquidation initiale.

Une nouveauté introduite par la réforme de 2023

Avant la réforme, les retraités en cumul cotisaient sans générer de droits : leur pension restait figée. Depuis le 1er septembre 2023, les retraités en cumul intégral acquièrent de nouveaux droits, qui donnent lieu à une seconde pension distincte de la première.

Des droits encadrés par des plafonds

Ces nouveaux droits restent strictement encadrés :

  • Retraite de base : la seconde pension est plafonnée à 5 % du PASS, soit 2 403 € par an en 2026
  • Retraite complémentaire Agirc-Arrco : les cotisations versées génèrent de nouveaux points, dans la limite du PASS (48 060 € en 2026, soit 4 005 €/mois), Plus d’information sur la retraite Agirc-Arrco

Une seconde liquidation à demander

Cette seconde pension n’est pas automatique : elle doit faire l’objet d’une nouvelle demande de liquidation, une fois l’activité définitivement arrêtée. Après cette seconde liquidation, il n’est plus possible d’acquérir de nouveaux droits – mieux vaut donc attendre la fin définitive de l’activité.

Quelles démarches pour reprendre une activité après la retraite ? 

Reprendre une activité après avoir liquidé sa retraite suppose quelques formalités, à anticiper pour éviter tout trop-perçu ou suspension de pension.

Cesser son activité pour liquider sa retraite

La loi impose en principe la cessation de toutes les activités professionnelles pour liquider une pension du régime général. Le salarié informe son employeur en respectant un préavis ; le départ entraîne la rupture du contrat. Exceptions : certains non-salariés (artisans, commerçants, libéraux) peuvent poursuivre leur activité, de même que certaines activités artistiques, littéraires, scientifiques ou bénévoles.

Déclarer la reprise d’activité aux caisses

Toute reprise doit être déclarée aux caisses de retraite (base et complémentaire). Cette déclaration détermine si vous relevez du cumul intégral ou plafonné, et évite trop-perçu ou suspension. À effectuer avant la reprise effective, en précisant la nature de l’activité, l’employeur ou le statut, et la date prévue.

Cumul, surcote ou retraite progressive : quel dispositif choisir ?  

En fin de carrière, plusieurs dispositifs permettent de moduler sa transition vers la retraite. Voici un comparatif pour orienter votre choix.

Surcote : différer son départ pour augmenter sa pension

La surcote consiste à retarder la liquidation après l’âge légal et le taux plein, pour majorer sa pension. Chaque trimestre travaillé au-delà du taux plein donne droit à une majoration définitive de la retraite de base.

Retraite progressive : réduire son activité avant la retraite

La retraite progressive permet, deux ans avant l’âge légal, de réduire son activité tout en percevant une fraction de sa pension, et de continuer à acquérir des droits. Elle s’envisage avant de pouvoir liquider définitivement sa retraite.

Cumul emploi-retraite : travailler après avoir liquidé sa retraite

Le cumul s’applique après la liquidation complète des pensions. Particulièrement attractif pour les assurés ayant atteint l’âge légal et le taux plein, il permet de percevoir l’intégralité de sa pension tout en continuant à travailler.

Comparaison des 3 dispositifs :

Cumul emploi-retraiteSurcoteRetraite progressive
ObjectifTravailler après avoir liquidé sa retraiteAugmenter sa pension en continuant à travaillerTravailler à temps partiel en percevant une partie de sa pension
Conditions d’âgeÀ partir de l’âge légalÂge légal + taux plein2 ans avant l’âge légal (ou 60 ans depuis le 01/09/2025)
Durée d’assuranceCumul intégral : tous ses trimestres (taux plein)Oui (taux plein requis)Au moins 150 trimestres
LiquidationNécessaire au préalableReportée volontairementLiquidation provisoire
Effet sur la pensionNouveaux droits si conditions remplies (réforme 2023)+1,25 % par trimestre au-delà du taux pleinPension partielle + nouveaux droits
Montant perçu100 % (base + complémentaire)100 % à la liquidationPartiel, selon le temps partiel
Fin du dispositifÀ la cessation d’activitéÀ la liquidation effectiveÀ la liquidation complète

Pourquoi et comment la réforme change le cumul à partir de 2027 ? 

Dans un rapport de mai 2025, la Cour des comptes a dressé un bilan critique du cumul emploi-retraite : un recours en forte hausse depuis 2023, concentré sur des cadres aux revenus déjà confortables et sur des assurés partis tôt au titre des carrières longues. S’appuyant sur ce constat, le législateur a choisi, dans la LFSS 2026, non pas de supprimer le dispositif mais de le recentrer sur les fins de carrière tardives et d’inciter au report de l’âge de liquidation.

Le législateur encourage le report de liquidation

Les travaux parlementaires affichent plusieurs objectifs : inciter au report de l’âge de liquidation, maîtriser le coût budgétaire du dispositif, et réserver le cumul totalement libre aux âges les plus élevés. Il ne s’agit pas de supprimer le cumul, mais de le recentrer et de le hiérarchiser selon l’âge.

Trois tranches d’âge encadrent le cumul des pensions dès 2027

La LFSS 2026 instaure une nouvelle architecture fondée sur l’âge, applicable uniquement aux assurés dont la première pension prend effet à compter du 1er janvier 2027. Trois tranches d’âge :

Âge au moment de l’activitéRègle de cumulNouveaux droits
Avant l’âge légalPension réduite de 100 % des revenus, dès le 1er euroNon
De l’âge légal à 67 ansPension réduite de 50 % de la part des revenus au-delà de 7 000 €/an (2027)Non
À partir de 67 ansCumul libre, sans plafondOui, une seule fois

Concrètement, avant l’âge légal, le cumul devient dissuasif : chaque euro de revenu d’activité vient réduire la pension d’autant, afin de décourager les départs précoces. Entre l’âge légal et 67 ans, l’activité reste possible, mais au-delà d’un seuil , la pension est amputée de la moitié de la part excédentaire. À partir de 67 ans, en revanche, le cumul redevient totalement libre et continue d’ouvrir de nouveaux droits.

Ainsi, la règle dépend de l’âge au moment où l’on travaille, et non plus du taux plein. On change de tranche le premier jour du mois qui suit l’anniversaire concerné, et les revenus de l’année sont proratisés.

Ce que précisent les décrets du 2 novembre 2026

Les décrets n° 2026-1016 et n° 2026-1017 du 2 novembre 2026 ont été publiés au Journal officiel du 3 novembre 2026. Ils appliquent l’article 102 de la LFSS 2026 et donnent enfin la mécanique concrète du nouveau cumul emploi-retraite. Ces règles visent les assurés dont la première pension de base prend effet à compter du 1er janvier 2027. Le seuil applicable entre l’âge légal et 67 ans est fixé à 7 000 € bruts par année civile pour 2027. Autre nouveauté majeure : la Cnav pilote désormais le dispositif pour tous les régimes. Elle détecte la reprise d’activité, calcule la réduction et la répartit entre les caisses. Seuls les fonctionnaires de l’État (SRE) conservent une gestion propre.

Les revenus pris en compte dépendent du statut

L’assiette retenue pour apprécier le seuil de 7 000 € varie selon la nature de l’activité exercée :

  • Salariés et dirigeants assimilés salariés : les revenus d’activité soumis à la CSG.
  • Travailleurs indépendants : l’assiette sociale des cotisations prévue à l’article L. 131-6 CSS. Pour un gérant majoritaire de SARL, elle inclut la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital.
  • Micro-entrepreneurs : le chiffre d’affaires ou les recettes, et non le bénéfice.

Les revenus de remplacement s’ajoutent aux revenus d’activité, notamment les indemnités journalières, y compris celles versées aux indépendants. Seuls comptent les revenus perçus à partir du 1er jour du mois qui suit la date d’effet de la pension. Lorsque l’activité ne couvre qu’une partie de l’année, les revenus sont proratisés selon le nombre de mois d’affiliation.

La réduction est calculée sur l’année et étalée sur 12 mois

La réduction de pension obéit à un calendrier précis :

  • Elle est calculée une fois par an, sur la base des revenus de l’année civile.
  • Elle est retenue par fractions égales sur les 12 mois qui suivent le calcul.
  • La retenue ne peut pas amputer la pension mensuelle de plus d’un tiers.
  • Le reliquat non absorbé au bout de 12 mois est reporté sur les mois suivants, dans la même limite.

Prenons l’exemple d’un salarié de 65 ans qui perçoit 20 000 € de salaire en 2027. Il dépasse le seuil de 13 000 €. Sa pension est donc réduite de la moitié de ce dépassement, soit 6 500 €. Cette somme est retenue à raison d’environ 542 € par mois pendant 12 mois. Un dépassement se paie donc avec un décalage, qu’il faut anticiper dans son budget.

La réduction touche d’abord la base, puis la complémentaire

Lorsque l’assuré perçoit plusieurs pensions, la réduction suit un ordre précis. Elle s’impute d’abord sur les pensions de base, de la plus élevée à la plus faible. Le reliquat éventuel s’impute ensuite sur les pensions complémentaires, Agirc-Arrco comprise, selon le même ordre décroissant. La retraite complémentaire n’est donc plus à l’abri d’un dépassement important. En revanche, la réduction ne peut pas conduire à réviser le minimum contributif ni l’allocation de solidarité aux personnes âgées.

Les indépendants ont une obligation déclarative

Un retraité qui reprend ou poursuit une activité indépendante doit la déclarer à la Cnav dans le mois qui suit. Cette déclaration précise :

  • La nature de l’activité reprise ou poursuivie.
  • La date de début de l’activité.
  • Le cas échéant, son caractère exonéré (activités exclues du calcul).

La date d’arrêt de l’activité doit, elle aussi, être déclarée dans le mois qui suit la cessation. Les caisses rappellent cette obligation lors de la liquidation, puis chaque année.

L’absence de déclaration a des conséquences immédiates. La pension de base et la pension complémentaire sont suspendues à titre conservatoire. Elles sont rétablies, avec rappel des sommes suspendues, dès que la déclaration est faite, mais sous déduction des réductions dues. Pour les indépendants hors micro-entreprise, la réduction est calculée après la déclaration annuelle de revenus.

Certaines activités ne sont pas prises en compte

Le décret n° 2026-1016 dresse la liste des revenus exclus du calcul du seuil. Il s’agit principalement d’activités d’intérêt général :

  • Participation à des jurys, consultations données occasionnellement et activités juridictionnelles.
  • Réserves militaire, sanitaire, de la police et des douanes.
  • Assistants maternels et familiaux, gardes d’enfants.
  • Transports scolaires.
  • Professionnels de santé exerçant en zone sous-dense et permanence des soins.

Deux exclusions intéressent directement les dirigeants et les créateurs. Les revenus perçus par un cédant pour accompagner son repreneur dans le cadre d’une transmission d’entreprise ne sont pas pris en compte. Les droits d’auteur restent également exclus, à condition d’avoir été perçus avant la retraite ou de provenir d’une œuvre créée avant celle-ci.

Enfin, les vacations des médecins et infirmiers retraités en établissement de santé ou médico-social sont exclues dans une double limite : 910 heures ou 260 demi-journées par an, et des revenus plafonnés au PASS. Au-delà de ce plafond, la pension est réduite de la moitié du dépassement.

Faut-il anticiper son départ avant 2027 ?

Ajouter ce point pratique : au régime général, la date d’effet est toujours un 1er du mois et ne peut pas précéder le mois qui suit le dépôt de la demande. Pour un départ au 1er décembre 2026, il faut donc déposer la demande et cesser l’activité salariée au plus tard le 30 novembre 2026.

Ajouter cette nuance : la réforme ne vise que la première pension de base. Un assuré qui perçoit déjà une pension de base d’un autre régime avant 2027 reste soumis aux règles actuelles.

En résumé : le cumul emploi-retraite reste, en 2026, un outil souple de fin de carrière, avec un cumul intégral dès l’âge légal et le taux plein. Les décrets du 2 novembre 2026 changent la donne pour les pensions prenant effet à compter du 1er janvier 2027 : réduction dès le premier euro avant l’âge légal, réduction de moitié au-delà de 7 000 € par an jusqu’à 67 ans, cumul libre ensuite. La date de liquidation devient un paramètre stratégique, et une analyse personnalisée s’impose pour arbitrer entre cumul, retraite progressive, surcote et report.

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Tous les assurés ayant liquidé leurs pensions : salariés, indépendants, libéraux, agriculteurs, fonctionnaires et dirigeants, sous réserve des règles propres à leur régime.

Le cumul intégral autorise une activité sans plafond de revenus si l’assuré a liquidé toutes ses pensions, atteint l’âge légal et le taux plein. Sinon, le cumul est plafonné selon le statut.

160 % du SMIC (≈ 2 916,85 €/mois) ou la moyenne des 3 derniers salaires pour les salariés ; 24 030 € pour les artisans et commerçants ; 48 060 € pour les professions libérales.

Oui, depuis septembre 2023, le cumul intégral génère de nouveaux droits. La seconde pension de base est plafonnée à 5 % du PASS (2 403 €/an en 2026) et doit être demandée après la cessation définitive d’activité.

Aux assurés dont la première pension de base prend effet à compter du 1er janvier 2027 (article 102 de la LFSS 2026). La réforme n’est pas rétroactive.

Le seuil de 7 000 € est annuel. Il s’apprécie sur l’année civile, du 1er janvier au 31 décembre, et s’entend en montant brut. Il est revalorisé chaque 1er janvier selon l’évolution du plafond annuel de la Sécurité sociale. Lorsque l’activité ne couvre qu’une partie de l’année, par exemple l’année du départ ou celle des 67 ans, les revenus sont proratisés selon le nombre de mois d’affiliation. Ce seuil ne concerne que les assurés âgés de l’âge légal à 67 ans dont la première pension prend effet à compter du 1er janvier 2027.

Tout dépend du statut du dirigeant. Pour un président de SAS ou de SASU, assimilé salarié, seuls les revenus d’activité soumis à la CSG sont retenus : les dividendes restent des revenus du capital et n’entrent pas dans le calcul. Pour un gérant majoritaire de SARL ou un associé unique d’EURL à l’IS, travailleur non salarié, c’est l’assiette sociale de l’article L. 131-6 CSS qui s’applique. La part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et des comptes courants d’associés y est intégrée et compte donc dans le seuil. À revenu égal, le choix de la forme juridique et du mode de rémunération peut ainsi réduire la pension ou la laisser intacte.

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