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Imposition De La Prime De Départ à La Retraite – Nuage De Mots Sur La Fiscalité Et L’impôt Sur Le Revenu

L’imposition de la prime de départ à la retraite en 2025 : règles, calcul et optimisations fiscales

La prime de départ à la retraite, aussi appelée indemnité de fin de carrière, marque la conclusion de votre vie professionnelle. Son montant, ses conditions d’attribution et sa fiscalité varient selon que vous partiez volontairement ou que l’employeur mette fin à votre contrat. Dans cet article, nous verrons qui peut en bénéficier et dans quelles conditions, comment cette prime est imposée en 2025, les méthodes de calcul de l’impôt (imposition classique ou système du quotient), les cotisations sociales applicables, ainsi que les stratégies pour optimiser son imposition

Qu’est-ce que la prime de départ à la retraite et qui est concerné  ?

La prime de départ à la retraite est une indemnité de fin de carrière

La prime de départ à la retraite, également appelée indemnité de fin de carrière, est versée par l’employeur au moment de la cessation d’activité. Elle est due aux salariés du secteur privé dans le cadre d’un départ volontaire ou d’une mise à la retraite, selon les conditions définies par le Code du travail ou la convention collective applicable

Les bénéficiaires varient selon le type de départ et la convention collective

  • Départ volontaire à la retraite : le salarié doit être en CDI et justifier d’une ancienneté d’au moins 10 ans dans l’entreprise
  • Mise à la retraite par l’employeur : aucune condition d’ancienneté n’est requise. Le salarié reçoit alors une indemnité souvent plus avantageuse, encadrée par la loi ou la convention collective
  • Convention collective : elle peut prévoir des montants plus favorables ou anticiper les conditions de versement (ancienneté réduite, calcul spécifique…)

Pour connaître les règles de calcul et les montants prévus par la loi ou votre convention collective, consultez notre guide complet Indemnité et prime de départ en retraite : conditions, calcul et optimisation en 2025.

La prime de départ à la retraite est-elle imposable en 2025 ?

Les départs volontaires sont soumis à l’impôt sur le revenu

L’indemnité de départ volontaire – souvent appelée prime de départ à la retraite – est considérée comme un revenu exceptionnel et soumise à l’impôt sur le revenu, ainsi qu’à la CSG et à la CRDS, sauf cas spécifiques comme un plan de sauvegarde de l’emploi

Les mises à la retraite par l’employeur peuvent bénéficier d’exonérations partielles ou totales

Les indemnités versées dans le cadre d’une mise à la retraite par l’employeur peuvent bénéficier d’exonérations fiscales partielles ou totales, dans la limite de certains plafonds légaux ou conventionnels

Au‑delà de ce montant défiscalisé, le reste est soumis à l’impôt. Quant aux cotisations sociales, elles peuvent être exonérées totalement ou partiellement selon les conditions du départ

Comment calculer l’impôt sur la prime de départ à la retraite ?

Le montant imposable est ajouté au revenu imposable annuel

La prime de départ à la retraite, considérée comme un revenu exceptionnel, vient s’ajouter à vos revenus habituels et est déclarée dans la rubrique “Revenus exceptionnels ou différés” (case 0XX) de la déclaration 2042‑C. Elle ne doit pas être mixée avec les salaires, mais inscrite séparément, en détail, pour permettre le calcul correct de votre revenu imposable total.
Ensuite, l’administration fiscale ajoute cette prime à vos revenus habituels, pour déterminer votre impôt total, en appliquant le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Le système du quotient permet d’atténuer la progression du taux marginal

Afin d’éviter une forte hausse d’imposition due à la progressivité du barème, vous pouvez demander l’application du système du quotient. Le principe est le suivant :

  1. Seul un quart du montant de la prime est ajouté à vos revenus habituels.
  2. L’impôt est calculé deux fois : d’abord sur les revenus seuls, puis sur les revenus avec ce quart de prime.
  3. La différence d’impôt est multipliée par quatre pour obtenir l’impôt réellement dû sur la prime entière.
    Ce mécanisme permet de lisser l’effet fiscal d’un revenu exceptionnel et de réduire l’impact sur votre taux marginal d’imposition.

Comparaison imposition classique vs système du quotient appliquée à la prime de départ à la retraite

OptionPrincipeRésultat
Imposition classiqueLe montant net imposable de la prime est ajouté intégralement à vos autres revenus de l’année, puis soumis au barème progressif de l’IR.Peut faire passer dans une tranche d’imposition supérieure (hausse du TMI – taux marginal d’imposition) et augmenter fortement l’impôt.
Système du quotientUn quart de la prime est ajouté à vos revenus habituels. L’impôt est calculé sur cette base, puis la différence est multipliée par 4 pour déterminer l’impôt réel sur la prime.Réduit l’effet de la progressivité de l’impôt, permet dans certains cas d’éviter le passage à un TMI plus élevé

Quelles cotisations sociales s’appliquent à la prime de départ ?

Les prélèvements sociaux incluent CSG, CRDS et cotisations retraite

La prime de départ à la retraite est considérée comme un revenu d’activité. Elle est donc soumise aux cotisations sociales habituelles :

  • CSG au taux global de 9,2 % (dont 6,8 % déductibles de l’impôt sur le revenu)
  • CRDS au taux de 0,5 %
  • Cotisations retraite (de base et complémentaire) calculées selon le régime auquel vous êtes affilié

Le montant net perçu après cotisations dépend de votre situation, de votre régime de retraite et de la base de calcul retenue (brut fiscal ou brut social).

Les taux applicables diffèrent selon la nature du départ

La nature du départ (volontaire ou mise à la retraite par l’employeur) influe sur les cotisations :

  • Départ volontaire : soumis intégralement aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu.
  • Mise à la retraite par l’employeur : certaines exonérations partielles ou totales de cotisations peuvent s’appliquer, notamment si l’indemnité est exonérée d’impôt.

Quelles stratégies permettent de réduire l’imposition de la prime ?

Décaler la date de départ pour lisser l’imposition sur deux années

La date à laquelle vous partez à la retraite peut avoir un impact direct sur votre fiscalité. En programmant votre départ en tout début d’année, vous répartissez vos revenus (salaire et prime) sur deux années civiles, ce qui permet souvent de rester dans une tranche d’imposition plus basse. Cette stratégie est particulièrement intéressante si vous percevez d’autres revenus exceptionnels la même année.

Placer la prime sur un Plan d’Épargne Retraite (PER) pour déduire du revenu imposable

Le PER individuel permet de réduire immédiatement l’impact fiscal de votre prime de départ à la retraite. En y versant tout ou partie de votre indemnité, le montant placé est déduit de votre revenu imposable, dans la limite du plafond d’épargne retraite disponible.
Cette option est pertinente si vous avez une tranche marginale d’imposition élevée, la réduction d’impôt peut être significative.

Utiliser le système du quotient pour les revenus exceptionnels

Le système du quotient est un dispositif fiscal qui permet de réduire la progressivité de l’impôt en cas de perception d’un revenu exceptionnel, comme la prime de départ en retraite.
Le calcul consiste à :

  1. Ajouter au revenu imposable ordinaire un quart de la prime.
  2. Calculer l’impôt correspondant.
  3. Multiplier le supplément d’impôt obtenu par 4.

Cette méthode permet d’éviter le passage dans une tranche d’imposition supérieure avec un taux marginal d’imposition supérieur). Ce dispositif permet aussi de baisser le Revenu Fiscal de Référence (RFR), utilisé pour le calcul de certaines prestations sociales.

Bon à savoir : ces trois stratégies peuvent être combinées pour optimiser au mieux le net après impôt, notamment en jouant sur le calendrier et en mobilisant les dispositifs d’épargne retraite.

Pour résumer : en 2025, l’imposition de la prime de départ à la retraite dépend étroitement du type de départ, des règles fiscales en vigueur et de votre situation personnelle. Bien anticiper son versement, choisir le bon moment pour partir et utiliser les dispositifs d’optimisation comme le PER ou le système du quotient peuvent réduire significativement l’impact fiscal. En vous informant en amont et en appliquant la stratégie adaptée, vous maximisez le montant net perçu et sécurisez votre transition vers la retraite.

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Oui, dans la majorité des cas, la prime de départ à la retraite est considérée comme un revenu exceptionnel et soumise à l’impôt sur le revenu. Les cotisations sociales comme la CSG et la CRDS s’appliquent également. Certaines exonérations existent pour les mises à la retraite par l’employeur, sous conditions.

En cas de départ volontaire, l’indemnité est imposée intégralement et soumise à toutes les cotisations sociales. En revanche, lors d’une mise à la retraite par l’employeur, une partie ou la totalité de l’indemnité peut être exonérée d’impôt et/ou de cotisations sociales, dans la limite des plafonds légaux ou conventionnels.

Le calcul dépend du montant de la prime et de vos revenus habituels. La prime s’ajoute à votre revenu imposable et l’impôt est calculé selon le barème progressif. Vous pouvez aussi opter pour le système du quotient pour réduire l’impact fiscal. Découvrir le détail du calcul ici.

Les trois méthodes les plus utilisées sont :

  • Décaler la date de départ pour répartir les revenus sur deux années fiscales.
  • Verser la prime sur un Plan d’Épargne Retraite (PER) pour déduire le montant investi du revenu imposable.
  • Utiliser le système du quotient pour lisser la fiscalité sur un revenu exceptionnel.

Oui, si elle est soumise aux cotisations sociales, la prime génère des points de retraite complémentaire, ce qui augmente légèrement le montant de votre pension future.

Pour connaître les règles complètes, les barèmes et les stratégies d’optimisation, consultez notre guide complet : Indemnité et prime de départ en retraite : conditions, calcul et optimisation en 2025.

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